Une opération peut sembler avoir tout ce qu’il faut pour être visible : affiches posées, prix attractifs, supports installés près des produits… et pourtant, le client traverse le magasin sans vraiment remarquer l’opération. Ce qui fait la différence, c’est la manière dont ces supports sont pensés et répartis dans le point de vente. Voici comment les combiner, avec des exemples tirés de nos réalisations.
Le parcours d'une théâtralisation, de la porte jusqu'au produit : chaque support travaille à sa distance.
À l’entrée : l’arche crée le seuil
Placée à l’entrée d’un espace ou d’une opération, l’arche rend le dispositif immédiatement visible et identifiable. Elle introduit aussi l’univers visuel qui sera repris sur les autres supports en magasin. Quelques exemples :
- Speedway, Le Mois du Casque : une arche en carton à dégradé vert et pièces d’or, coiffée d’un casque découpé en relief, sur un réseau d’environ 25 magasins (voir la réalisation).
- Capri Sun, La rentrée du fun : une arche en carton de 2,22 m autour d’une implantation palette, livrée à plat et montée par l’équipe rayon sans outil.
- Bowling Plaza, opération de Noël : une arche de 4 m de large sur structure en acier, avec photocall, exploitée six semaines (voir la réalisation).
Le choix du matériau dépend notamment de la durée d’utilisation, du lieu, des contraintes de montage, de transport et du niveau de réutilisation attendu.
Bowling Plaza : une arche de 4 m avec photocall, en place pendant six semaines pour une opération de Noël.
Au plafond : la PLV suspendue se voit de loin
La PLV suspendue reste visible à distance dans le magasin. Elle reprend les codes visuels de l’opération et prolonge sa visibilité au-delà de la zone d’entrée. Chez Speedway, les PLV suspendues reprennent la forme du casque déjà présente sur l’arche.
À hauteur d’œil : fronton sur mât et totem
Le fronton sur mât signale l’opération au-dessus du rayon et aide à identifier rapidement la zone concernée. Le totem, placé dans une allée ou à proximité des produits, reprend les éléments visuels de l’opération et attire l’attention sur l’offre. Quelques exemples :
- Brioche Pasquier : un totem fronton 100 % carton pour un jeu-concours national en grande distribution, fabriqué en 5 jours ouvrés (voir la réalisation).
- Capri Sun : le fronton sur mât prend la forme d’un panier de basket, arceau et filet compris. Le mât porte un jeu.
- Lancement d’une gamme bio : 150 totems automatiques déployés en dix jours ouvrés dans des grandes surfaces (voir la réalisation).
Brioche Pasquier : le totem fronton « À toi de jouer » en rayon, lisible au-dessus des gondoles.
Sur le linéaire : l’habillage porte l’offre
Réglettes, stop-rayons, habillages de palette et de tête de gondole prolongent l’univers de l’opération jusqu’au produit et mettent directement en avant l’offre.
Au sol : podium et corner de marque
Au sol, plusieurs supports peuvent compléter la mise en scène. Un adhésif permet de prolonger l’univers graphique jusque dans les zones de circulation. Un podium sert à mettre un produit davantage en valeur en le surélevant ou en l’isolant visuellement. Pour une implantation plus complète, un corner de marque peut réunir plusieurs éléments dans un espace dédié.
Quelques exemples :
- Vélos électriques : des podiums pour présenter les vélos en magasin (voir la réalisation).
- Chefclub chez Boulanger : un corner en bois sur mesure qui met en scène l’univers des enfants en cuisine (voir la réalisation).
- Delsey au Monoprix des Champs-Élysées : une vitrine et un corner pour présenter la nouvelle collection (voir la réalisation).
Adapter le message à chaque support
Tous les supports n’ont pas le même rôle dans le magasin. Un élément visible de loin doit surtout permettre d’identifier rapidement l’opération, tandis qu’un support placé près du produit peut apporter une information plus précise sur l’offre.
L’objectif est de conserver une identité visuelle cohérente tout en adaptant le niveau d’information à l’emplacement et à l’usage de chaque support.
Par où commencer
Par une visualisation du parcours. À partir de votre brief, nous proposons généralement une 3D du dispositif avant le chiffrage, selon la complexité du projet. Elle montre les zones à couvrir, comme le plafond, le rayon à signaler ou l’entrée à mesurer, et permet de choisir, magasin par magasin, la bonne combinaison de supports. Si un support doit être testé, un prototype peut suivre le chiffrage.
Vous préparez un temps fort en magasin ? Parlons de votre prochaine théâtralisation.